Une vibration recherchée au-delà de l’image pour interroger l’espace- temps.

L’art a surement commencé par des empreintes sur des murs. À l’ère du numérique, le regard de l’amateur d’art évolue, l’habitude prise de travailler par couches ou filtres transforme aujourd’hui la représentation que nous avons de l’espace. Quand j’intègre des images sur les murs que je reconstruis, je crée un lien charnel avec ce mur.

Par mon utilisation de la matière, je fabrique traces et empreintes. En outre, la reconstruction de fragments de murs dans l’espace de l’atelier induit l’obligation d’une frontière entre l’espace réel et l’espace fictif. Je prépare une rencontre, un face à face qui tend à l’identification face au mur.

Je mets dans mes volumes beaucoup d’éléments qui vont en un sens, vers l’effet de réel.

Tout ce travail plastique et graphique qui doit éviter que l’image ait l’air parachutée une démarche qui a pour objet de fondre physiquement l’image dans le mur.

Je fais du mur reconstruit une partie du chemin, en le traitant à la fois comme matériau plastique (texture, couleur, matière), comme un peintre et un sculpteur, espérant réinventer des choses qui ne se voient pas qui s’imaginent ! une histoire, un mur.

Je résumerai ainsi mon travail : c’est un bout de réalité reconstruit dans lequel se glissent des éléments de fiction.

Je cherche à créer (chemins, vibrations, images) des éléments qui visent à interroger cette espace, une surface de pierres reconstruites un support qui se veut réel .